Burkina/Musique : L’artiste Caromé présente son 4e album « Yiélou », un plaidoyer pour la cohésion sociale
Ouagadougou, 30 mai 2026 (AIB)-L’artiste musicienne tradi-moderne d’expression dagara, Caroline Somé, connue sous le nom de scène Caromé, a présenté samedi à Ouagadougou son quatrième album intitulé « Yiélou », une œuvre de 15 titres qui aborde notamment la cohésion sociale, la solidarité, la condition féminine et les valeurs culturelles.
« Yiélou signifie chanson en langue dagara. À travers cet album, je parle de la jalousie, de la cohésion sociale, de la jeune fille, des enfants d’aujourd’hui, de la mort, du mariage et de bien d’autres réalités de la vie », a expliqué Caromé lors de la cérémonie de dédicace.
L’album produit par «HD production» puise son inspiration dans les sonorités traditionnelles dagara tout en intégrant des arrangements modernes. Les quinze titres abordent diverses thématiques sociales et culturelles.
Le morceau « Yiélou » ouvre l’album avec un appel au changement et au vivre-ensemble, tandis que « Bala Balo » rend hommage à la danse lobi du Bir. Avec « I Nibè Bara », l’artiste évoque la douleur du deuil, alors que « Tchènè » dénonce la dégradation de certaines valeurs de l’amitié.
Le titre « 08 Mars », enregistré en collaboration avec Nina Mèda, célèbre le courage et la résilience des femmes. D’autres chansons comme « Koulta Vourou », « Saw Yaw-Orou » ou encore « Pow-Aan » mettent respectivement en avant l’harmonie dans le foyer, la persévérance et la compassion envers les femmes sans enfant.
Selon l’artiste, cette nouvelle production constitue également sa contribution à la promotion de la paix et des valeurs de solidarité dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et sécuritaires.
« J’ai parlé de la paix au Burkina Faso et de la cohésion sociale. Ce sont des messages importants que je veux transmettre à travers ma musique », a-t-elle indiqué.
« Caromé a pris du recul pour produire une œuvre qui parle davantage de son vécu et de ses expériences. C’est un album à forte dimension autobiographique qui permettra aux mélomanes de découvrir une autre facette de l’artiste », a souligné l’un des acteurs de la production de l’artiste, Serge Poda.
M. Poda a annoncé qu’une vaste campagne de promotion comprenant des passages dans les médias, des tournées, des showcases et des concerts est prévue pour accompagner la sortie de l’album.
Des initiatives pour faire voyager l’œuvre au-delà des frontières burkinabè, notamment auprès des communautés dagara présentes dans plusieurs pays de la sous-région, sont également prévues.
Née en 1980 à Yacou en Côte d’Ivoire, Caroline Somé s’est imposée au fil des années comme l’une des figures de la musique tradi-moderne dagara. Après « Respect de femme » (2010), « Mariage » (2014) et « Sagnon » (2021), elle enrichit sa discographie avec « Yiélou », une œuvre de transmission où se mêlent mémoire, conseils et célébration des valeurs culturelles.
Agence d’information du Burkina
YOS/ata


