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Burkina/AES: La jeunesse appelée à faire de la culture un instrument vivant de l’identité collective et de la souveraineté partagée
Bobo-Dioulasso, 26 avr. 2026 (AIB) – Le ministre en charge des Affaires étrangères, Karamogo Jean Marie Traoré, a appelé dimanche à l’ouverture de la deuxième édition de la Semaine de la fraternité de la Confédération des États du Sahel, la jeunesse sahélienne à s’engager pleinement, pour faire de la culture un levier d’affirmation de l’identité collective et de la souveraineté partagée au sein de l’espace communautaire.
« J’appelle les jeunes à s’engager, à créer, à innover et à faire de la culture un instrument vivant de notre identité collective et de notre souveraineté partagée », a déclaré M. Traoré.
Le ministre Traoré s’exprimait à Bobo-Dioulasso à l’ouverture de la deuxième édition de la Semaine de la fraternité de la Confédération des États du Sahel, organisée en marge de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Il représentait le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo.
Des délégations venues du Mali, du Niger et de pays amis du Burkina Faso ont pris part à cette cérémonie. Il a exhorté les jeunes à s’impliquer activement dans la construction culturelle commune.
Selon lui, la jeunesse constitue le socle de la transformation de l’espace sahélien. « Une confédération durable ne peut se construire sans sa jeunesse. Elle est porteuse d’innovation, d’énergie et d’espérance », a-t-il soutenu, invitant les jeunes à investir les domaines de la création artistique, de l’entrepreneuriat culturel, de la valorisation des langues nationales et de l’appropriation des outils numériques.
Le ministre a également souligné que la Semaine de la fraternité vise à célébrer les liens historiques et sociaux entre les peuples de l’espace confédéral. « La fraternité que nous célébrons n’est pas un slogan. Elle repose sur des réalités ancestrales, faites de solidarités, d’alliances et de valeurs partagées telles que le respect, l’honneur et l’attachement à la terre », a-t-il indiqué.
Il a rappelé que sous le leadership du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, la Confédération entend consolider une souveraineté collective fondée sur un développement endogène au service des populations.
Pour M. Traoré, la culture demeure la pierre angulaire de cette ambition. « Elle est à la fois mémoire collective, socle identitaire, instrument de résistance et vecteur d’espérance pour la jeunesse », a-t-il affirmé.
Prenant la parole à son tour, le ministre malien en charge de la Culture, Mamou Daffé, a salué une initiative qui dépasse le cadre d’une simple rencontre. « Cette semaine est une affirmation collective de notre volonté de faire de la fraternité un pilier de notre espace commun », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur le rôle structurant de la culture dans la consolidation de l’AES soulignant qu’elle rassemble, protège, constitue un rempart face aux tentatives de division et renforce le sentiment d’appartenance entre nos peuples.
S’adressant à la jeunesse, M. Daffé l’a exhortée à assumer pleinement son rôle dans la construction de l’avenir commun. « Vous êtes les héritiers d’une histoire commune, mais surtout les acteurs d’un avenir partagé », a-t-il affirmé.
Placée sous le thème « Culture, souveraineté et fraternité des peuples pour bâtir l’unité et la résilience de notre espace commun », cette deuxième édition de la Semaine de la fraternité se tient du 26 avril au 1er mai 2026 sur le site de la SNC.
Au programme figurent des panels de réflexion, des prestations artistiques, des tables rondes et des espaces de valorisation gastronomique.
La première édition de cette initiative s’est tenue en février 2026 à Ségou, au Mali.
Agence d’information du Burkina
DNK/yos


