Burkina : Le ministre de la Construction de la Patrie presse le pas sur de grands chantiers urbains à Ouagadougou
Ouagadougou, 29 janvier 2026 (AIB)-Le ministre burkinabè de la Construction de la Patrie, Mikailou Sidibé, a effectué cette semaine une visite d’inspection sur trois chan-tiers majeurs de la capitale, marquant la volonté des autorités d’accélérer la moderni-sation urbaine malgré les défis conjoncturels.
Accompagné du directeur général de la Société nationale d’aménagement des terrains ur-bains (SONATUR), Boureima Ouattara, le ministre s’est rendu mardi sur des sites straté-giques illustrant la nouvelle stratégie de développement de la ville : mixité sociale, transi-tion écologique et partenariats public-privé (PPP).
À Silmiougou, premier point de cette visite de terrain, les travaux de voirie et d’assainisse-ment affichent un taux d’exécution de 66,67%. Ce chantier intègre un volet social destiné aux populations riveraines, une priorité affichée par l’exécutif burkinabè pour garantir l’ac-ceptabilité des grands projets d’aménagement.
Le cap a ensuite été mis sur la « Cité Écologique de Cissin ». Ce projet immobilier de 1,3 hectare, où 22 triplex sont en cours de construction, marque un tournant pour la SONATUR.
Longtemps cantonnée à l’aménagement de parcelles nues, la société d’État s’oriente désor-mais vers la promotion immobilière directe pour répondre aux besoins accrus de logements.
L’étape la plus ambitieuse de cette tournée reste le site de « Zafara Plazza ». Ce complexe urbain, fruit d’un partenariat avec le groupe privé Reliance West Africa, doit accueillir un hôtel cinq étoiles, des bureaux et des logements de haut standing.
« Les projets de Cissin et Zafara Plazza doivent, par leur qualité, redonner une image rayon-nante et attractive à notre capitale Ouagadougou», a déclaré M. Sidibé, soulignant que ces infrastructures doivent servir de « vitrine » pour attirer de nouveaux investisseurs interna-tionaux.
Tout en exprimant sa satisfaction globale, le ministre Mikailou Sidibé, a toutefois rappelé aux entreprises prestataires l’exigence de rigueur : « Le respect des délais et des cahiers des charges n’est pas négociable », a-t-il martelé.
Ces projets s’inscrivent dans une politique plus large de restructuration urbaine au Burkina Faso, visant à limiter l’étalement anarchique de Ouagadougou tout en modernisant ses in-frastructures de base.
Agence d’information du Burkina
OS/ata


