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Burkina/PRD 2026-2030 : La diaspora et les partenaires techniques et financiers invités à soutenir le développement régional
Ouagadougou, 25 mai 2026 (AIB)- Le gouverneur de la région du Goulmou, président de la délégation spéciale du Conseil régional de l’Est, Ram Joseph Kafando, a présidé, ce lundi 25 mai 2026 à Ouagadougou, une rencontre de concertation avec la diaspora et les partenaires techniques et financiers autour de la présentation du Plan régional de développement (PRD) 2026-2030 de l’Est, couvrant les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa.
Cette rencontre vise à mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en œuvre du référentiel de développement de la région collectivité territoriale de l’Est.
Le gouverneur de la régionn du Goulmou, Ram Joseph Kafando, a indiqué que la région du Goulmou, fait face depuis plusieurs années à de multiples défis.
Selon M. Kafando, la région regorge d’énormes potentialités humaines, économiques, agricoles, minières, culturelles et touristiques qui méritent d’être valorisées au bénéfice des populations.
C’est dans cette dynamique, a-t-il poursuivi, que le Conseil régional de l’Est a élaboré le PRD 2026-2030, présenté comme une véritable « boussole stratégique » destinée à impulser un développement inclusif, résilient et durable du territoire.
Le gouverneur a laissé entendre que ce plan ambitieux ne pourra toutefois produire les résultats escomptés sans une mobilisation conséquente des ressources financières nécessaires à sa mise en œuvre.
« La présente rencontre revêt une importance capitale car elle constitue un cadre privilégié d’échanges, de dialogue et de partenariat afin d’identifier ensemble des mécanismes innovants et efficaces de mobilisation des ressources au profit du développement de notre région », a déclaré Ram Joseph Kafando.
Il a expliqué que cette concertation avec la diaspora et les partenaires techniques et financiers vise à renforcer leur implication dans le financement des projets structurants prévus dans le cadre du PRD.
Le directeur régional de l’Economie et de la planification du Goulmou, par ailleurs président du comité de rédaction du PRD, Rasmané Sankara, a précisé que le document a été élaboré en 2025 pour la période 2026-2030.
Il a précisé que le plan s’articule autour de quatre axes stratégiques et d’une quinzaine de programmes d’activités.
Le premier axe porte sur le renforcement de la sécurité, de la paix et de la cohésion sociale, le deuxième sur le développement du capital humain, le troisième sur la dynamisation des secteurs productifs et le quatrième sur la promotion de la bonne gouvernance locale.
M. Sankara a indiqué que le coût global du PRD est estimé à plus de 26 milliards de FCFA.
Il a ajouté qu’une partie du financement sera assurée par le Conseil régional et les collectivités territoriales, tandis qu’une importante mobilisation de ressources est attendue auprès des partenaires techniques et financiers, du secteur privé, des investisseurs locaux ainsi que des filles et fils de la région vivant au Burkina Faso et dans la diaspora.
Au cours des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants, entres autres, l’organisation d’un forum économique régional dédié aux investisseurs locaux et la tenue d’une table ronde avec les partenaires techniques et financiers.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de valoriser les potentialités économiques de la région, notamment dans les domaines agricoles et agroalimentaires.
Ils ont évoqué les opportunités de transformation locale des produits agricoles tels que l’arachide afin de promouvoir l’industrialisation régionale et la création d’emplois.
Les échanges ont aussi porté sur la nécessité d’aménager des espaces industriels et semi-artisanaux pour faciliter l’installation d’unités de transformation dans la région.
Ils ont souhaité que la délégation spéciale régionale mette un accent particulier sur l’amélioration de l’accès aux soins de santé à travers la réouverture des formations sanitaires fermées du fait de l’insécurité.
Les intervenants ont également plaidé pour un renforcement des actions en faveur de l’accès au droit à l’éducation, particulièrement dans les zones affectées par la crise sécuritaire.
Agence d’information du Burkina
KAC/HB/OO


