Diapaga : les acteurs locaux outillés pour prévenir les conflits agriculteurs-éleveurs
Diapaga, 19 mai 2026 (AIB)- Diapaga, 19 mai 2026 (AIB) – Une session de formation sur la gestion des conflits liés au foncier entre agriculteurs et éleveurs s’est tenue à Diapaga au profit des acteurs locaux. Cette initiative vise à renforcer les capacités des participants en matière de prévention et de résolution des conflits communautaires, en vue de promouvoir la cohésion sociale dans la commune.
Les conflits fonciers font parties de la typologie des conflits communautaires enregistrés dans la plupart des régions du Burkina, notamment dans la région de l’Est. Les conflits portent atteinte aux droits humains mais émaillent également les liens de cohésion sociale, de solidarité, de cohabitation pacifique.
En outre ils constituent une entrave au développement socio-économique des populations. C’est pourquoi, leur résolution constitue un impératif pour tous les acteurs soucieux d’un mieux-être dans le monde.
C’est pour harmoniser les actions des différents acteurs œuvrant dans la préservation et la gestion de ces conflits que le projet VITA avec l’appui financier du Fonds Régional pour le Sahel (FRS) a tenu une session de formation sur la réalisation d’une cartographie à jour de la liste des structures et mécanismes endogènes dans la ville de Diapaga.
Le Secrétaire Général de la province Martin ZOUNDI qui a présidé la rencontre a déclaré que cette session vise à renforcer les capacités des participants en mécanisme de gestion des conflits, à identifier à travers leurs contributions les limites dans l’application des lois relatives au foncier et à proposer des mécanismes endogènes et institutionnels des conflits en tenant compte des réalités culturelles du terroir.
Plus d’une quarantaine de participants en majorité des membres de la délégation spéciale communale de Diapaga, des représentants des autorités coutumières et religieuses, des services techniques déconcentrés ainsi que ceux des projets, l’association des personnes vivant avec un handicap et les représentants des coordinations communales et provinciales des femmes ont pris part à la formation dont la communication a été assurée par le Directeur Régional des Droits Humains de l’Est Boureima YONLI.
Les participants ont pris connaissances des différents textes régissant le monde rural en matière foncière notamment les contenus de la loi sur le pastoralisme, la loi sur le régime foncier rural, la loi portant réorganisation agraire et foncière et le code foncier.
Le facilitateur s’est appesanti sur les généralités sur les conflits communautaires, présenté ensuite des mécanismes endogènes de préservation et de gestion des conflits communautaires.
Pour les participants, cette session leur a permis à travers des travaux en groupe comme en plénière d’identifier et d’analyser la mise à jour, la valorisation des mécanismes endogènes et institutionnels locaux de préservation, de tolérance et de paix existants et de mettre à jour la base de données : liste existante des acteurs et mécanismes et de capitaliser les enseignements issus d’autres initiatives et projets. Débutée à 8 heures 30 minutes la session s’est achevée à 15 heures 30 sur une note d’espoir.
Agence d’Information du Burkina
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