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Ganzourgou : Mogtédo accueille la Journée promotionnelle de la cantine endogène 2026
Mogtédo, 25 avril 2026 – La commune de Mogtédo a abrité, samedi, la Journée promotionnelle de la cantine endogène, édition 2026 dans la province du Ganzourgou. Le flambeau a été officiellement transmis à la commune de Boudry pour l’édition 2027.
Dès l’ouverture, le Président de la délégation spéciale de Mogtédo, Nomwendé Abdoulaye Kanazoé, a salué « une marque de confiance » faite à sa commune. Il a relevé les limites des dotations publiques et soutenu que « l’initiative de la cantine endogène […] apparaît comme une réponse pertinente et durable », fondée sur les ressources locales.
Représentant le parrain, le 1er vice-président de la Confédération paysanne du Faso, René Soala, a insisté sur les enjeux. « La cantine scolaire endogène ne se limite pas à nourrir nos enfants. Elle représente un véritable outil de développement local », a-t-il déclaré. Il a appelé à valoriser les productions locales afin de soutenir la souveraineté alimentaire.
Présidant la cérémonie, le Haut-commissaire de la province du Ganzourgou, Mme Aminata Sorgho/Gouba a indi que la cantine scolaire n’est pas un simple dispositif d’accompagnement. Elle est pour elle, un instrument de justice sociale. Elle a alors invité à bâtir un modèle fondé sur nos propres capacités face à la baisse de l’aide extérieure.
Le thème de cette édition, « Mobilisation communautaire et production locale : piliers d’une cantine scolaire endogène durable », a structuré les échanges. Il met l’accent sur la participation des communautés et l’organisation de la production locale.
La Directrice provinciale de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Ganzourgou, Mme Nobila Célestine Zagré/Zoungrana, a appelé à un engagement accru des acteurs. S’appuyant sur un sketch de sensibilisation, présenté par la compagnie théâtrale « le baobab », elle a invité les parents à lever les malentendus sur l’utilisation des vivres. Elle a également plaidé pour la mobilisation des terres au profit des écoles.
Au plan des résultats, la dynamique est en progression. De 96 écoles en 2024-2025, 183 ont exploité des champs scolaires en 2025-2026, sur un total de 490 établissements. Les productions enregistrées comprennent 123 sacs de maïs, 81 sacs de sorgho, 7 sacs de mil, 549 sacs de haricots, du mung-bean et autres spéculations. L’objectif est de dépasser 300 écoles la prochaine campagne.
Des expériences ont été partagées. Le Directeur de l’école de Toécin B, Hamidou Ganemtoré, a indiqué que les vivres collectés couvrent cinq mois de besoins et la dotation de l’État complète le reste. Il a souligné l’impact de la cantine scolaire sur la fréquentation et les résultats scolaires.
La cérémonie a été marquée par la remise de distinctions aux écoles les plus engagées, réparties en trois catégories :
Collecte des vivres locaux :
Neuf écoles ont été primées. L’école de Kroumwéogo (CEB de Zam) a été classée première. Elle a reçu un foyer Roumdé, deux cuvettes, une marmite et une enveloppe de 25 000 FCFA.
Champs scolaires :
Neuf écoles également distinguées. L’école de Toécin B (CEB de Mogtédo) est arrivée en tête. Les prix comprenaient de l’engrais et des ustensiles de cuisine.
Jardins scolaires :
Neuf meilleures écoles récompensées. L’école de Tamidou (CEB de Zoungou) a occupé la première place. Elle a reçu des sacs de fumier, des pulvérisateurs et des ustensiles de cuisine.
Un super prix a été attribué à l’école de Toécin B pour sa performance globale (collecte, champs et jardinage). Le lot est composé d’un foyer à gaz, d’une bouteille de gaz de 12 kg, de deux marmites et d’une somme de 50 000 FCFA.
En plus des écoles, des directeurs et des contrôleurs de cantines ont reçu des certificats de mérite. Des attestations de reconnaissance ont été remises à plusieurs personnalités pour leur contribution.
À travers cette journée, les acteurs du Ganzourgou entendent consolider un dispositif basé sur la mobilisation communautaire et la production locale. Un choix assumé dans un contexte où la souveraineté alimentaire et la résilience du système éducatif sont posées comme priorités.
Agence d’information du Burkina
DMO/MS-dnk


