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Gourma/Justice : Le TGI ouvre sa troisième session criminelle spéciale pour réduire les dossiers en attente
Fada N’Gourma, 15 juin 2026 (AIB)-Le Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma a ouvert, ce lundi 15 juin 2026, sa troisième session criminelle spéciale de l’année judiciaire, avec pour objectif de résorber le stock des dossiers criminels en attente de jugement.
Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, a indiqué que cette session permettra de juger 54 dossiers criminels impliquant 143 accusés, dont 13 en fuite.
Selon lui, plusieurs affaires inscrites au rôle remontent aux années 1995, 2001 et 2002.
« L’objectif est d’épurer le stock des dossiers criminels que nous avions dans nos casiers afin de permettre une meilleure prise en charge des nouvelles affaires », a déclaré Salam Ouédraogo.
Les dossiers concernent notamment des cas d’assassinat, de viol aggravé et d’autres infractions criminelles de droit commun.
Le procureur du Faso a rappelé que ces infractions exposent leurs auteurs à de lourdes sanctions prévues par le Code pénal burkinabè, allant de 10 à 30 ans d’emprisonnement, voire la réclusion criminelle à perpétuité.
Le président du Tribunal de grande instance de Fada N’Gourma a, pour sa part, expliqué que l’accumulation des dossiers criminels est liée aux réformes judiciaires engagées en 2020, notamment la création des chambres criminelles au sein des TGI et le transfert de plusieurs dossiers auparavant traités par les cours d’appel.
Il a salué le professionnalisme et le sacrifice des acteurs judiciaires mobilisés pour la tenue de ces sessions spéciales.
« C’est grâce à l’esprit de sacrifice et au professionnalisme des magistrats et des autres acteurs judiciaires que ces sessions peuvent se tenir », souligné Salam Ouédraogo.
Les autorités judiciaires ont également invité les populations à assister massivement aux audiences publiques afin de mieux comprendre le fonctionnement de la justice et les conséquences des infractions pénales.
Pour le procureur Ouédraogo, les procès constituent également des cadres de sensibilisation et d’éducation citoyenne.
« Lorsqu’on assiste à un procès, on comprend mieux la gravité de certains actes et leurs implications dans la société », a-t-il affirmé.
Cette troisième session criminelle spéciale devra contribuer à réduire le passif judiciaire du TGI de Fada N’Gourma et à améliorer le traitement des affaires criminelles dans la région de l’Est.
Agence d’information du Burkina
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