Houet/Journée des coutumes et traditions : des prières pour la paix et la cohésion sociale à Sya
Bobo-Dioulasso, 15 mai 2026 (AIB)-Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, accompagné du gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou, a pris part, vendredi à Bobo-Dioulasso, à un rituel traditionnel organisé chez le chef de terre et chef coutumier Krévô de Sya, dans le cadre de la Journée des coutumes et traditions instituée au Burkina Faso.
La cérémonie a réuni des chefs coutumiers, des chefs de terre ainsi que des autorités administratives venus accomplir des libations et des prières en faveur de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale.
Selon le ministre Mikaïlou Sidibé, la présence de la délégation traduit l’attachement des autorités burkinabè aux valeurs ancestrales et au vivre-ensemble.
« Nous avons assisté à un rituel qui vise à recueillir les bénédictions des mânes de nos ancêtres afin que la paix et la sécurité reviennent pour consolider notre vivre-ensemble », a-t-il déclaré.
Le ministre a également invité les gardiens de la tradition à poursuivre la valorisation des coutumes et traditions, qu’il considère comme « les socles de notre culture et de notre cohésion sociale ».
Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement a engagé des actions pour préserver les valeurs endogènes à travers des textes de loi et des textes réglementaires.
« Au niveau du gouvernement, nous avons pris des dispositions à travers des textes de loi et des textes réglementaires pour préserver ces valeurs endogènes qui nous permettent de bâtir une nation forte », a-t-il soutenu.
Pour l’historien-chercheur Doti Bruno Sanou, cette journée revêt une dimension hautement spirituelle et doit interpeller les populations sur la préservation des valeurs traditionnelles.
« Hier, il était interdit de vendre la terre. Elle était sacrée, mais aujourd’hui, on vend la terre pour s’enrichir. Il faut travailler à changer cette mentalité pour la naissance d’un nouveau monde », a-t-il affirmé.
Il a estimé que les générations actuelles ont le devoir de corriger certaines erreurs du passé afin d’être dignes des ancêtres.
Agence d’Information du Burkina
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