Kadiogo/15 mai : le Moogho Naaba exprime sa reconnaissance au gouvernement pour l’attention accordée aux institutions traditionnelles
Ouagadougou, 15 mai 2026 (AIB)-Le Moogho Naaba a célébré, vendredi, la 3e édition de la Journée des coutumes et des traditions, commémorée chaque 15 mai. À cette occasion, il a exprimé sa reconnaissance à la délégation gouvernementale venue prendre part à la cérémonie, pour les efforts consentis en faveur des institutions traditionnelles, en remettant à chacun de ses membres des distinctions symboliques, notamment un sac en bandoulière, un chapeau de Saponé et un tableau de reconnaissance.
La 3e édition de la Journée des coutumes et des traditions s’est tenue au palais du Mogho Naaba autour du thème : « Justice traditionnelle et spiritualités dans le Moogho », en présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, accompagné du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ainsi que du ministre de la Justice, Rodrigue Edasso Bayala.
Au cours de cette commémoration, le Mogho Naaba a procédé à des sacrifices d’animaux afin d’implorer les mânes des ancêtres pour le retour de la paix, le renforcement de la sécurité et une bonne saison pluvieuse.
Sa Majesté a appelé, avec insistance, à un retour aux sources pour une meilleure éducation de la jeunesse. « On a beau interdire à l’enfant certains comportements, il finit par reproduire ce qu’il voit », a-t-il indiqué, estimant que l’éducation par l’exemplarité demeure la meilleure voie.
Le ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a, au nom du gouvernement, souhaité une bonne célébration du 15 mai à l’assemblée. Il a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de cette journée, initiée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, afin de ramener le peuple vers la redécouverte de lui-même à travers la culture.
Le ministre a rappelé qu’à l’instar des autres confessions religieuses, le 15 mai est une journée dédiée aux adeptes de la religion traditionnelle.
Elle constitue également un cadre de revalorisation des traditions communes à tous les Burkinabè, sans distinction. « La Journée des coutumes et des traditions ne fait pas de différence avec les autres célébrations, car toutes enseignent le respect des valeurs humaines », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que la loi sur la chefferie coutumière et traditionnelle s’inspire des valeurs ancestrales afin d’apporter à la société moderne une touche authentique tirée des sagesses africaines, à travers les garants de la tradition.
Il a enfin invité les populations à éduquer la jeunesse sur la base des valeurs humaines, sans discrimination de croyance, pour le bonheur du Burkina Faso.
Agence d’information du Burkina
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