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Koosin/Sono : La pirogue, un moyen de transport fluvial de plus en plus utilisé
Sono, 4 fév. 2026 (AIB)-La pirogue s’impose aujourd’hui comme un moyen de transport courant et relativement fiable entre les localités de Sono, Dî et Toma, en raison de la situation sécuritaire difficile. L’Agence d’information du Burkina (AIB) a fait le constat le samedi 31 janvier 2026.
A l’aide de pirogues motorisées, des transporteurs fluviaux assurent l’acheminement des marchandises et des passagers.
Moussa Konaté, piroguier, effectue deux voyages par semaine, transportant essentiellement des produits de première nécessité en aller-retour, soulageant ainsi les populations riveraines.
Selon les acteurs, le transport par voie fluviale demeure l’option la plus sûre dans le contexte actuel.
Un autre piroguier-transporteur, Ibrahim Dao, précise que les trajets se font dans les deux sens afin de répondre aux besoins des populations.
« Nous essayons de satisfaire la population de notre mieux », a-t-il confié.
La pirogue trouve ainsi toute son utilité, les déplacements restant une nécessité malgré les nombreuses difficultés. Toutefois, le coût élevé du transport constitue un frein.
La difficulté d’acheminer les produits vers les marchés et la cherté du transport ont un impact direct sur les prix des denrées dans les zones enclavées.
A titre d’exemple, un sac d’oignons acheté à Dî à 15 000 F CFA, avec un coût de transport de 2 500 F CFA, est revendu à environ 22 500 F CFA à Dédougou. Malgré ces contraintes, certains commerçants parviennent à s’en sortir.
Très souvent débordés, les transporteurs sollicitent l’accompagnement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) afin de multiplier les voyages.
La surcharge des pirogues demeure également un défi majeur.
Pour Ibrahim Dao, l’espoir reste permis «Nous sommes sous la protection divine et nous prions chaque jour pour que la paix revienne au Faso ».
Agence d’information du Burkina
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