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Lutte contre la drogue : Le CCP de Ouahigouya en campagne de sensibilisation dans les lycées
Ouahigouya, 12 fév. 2026 (AIB)-Le Commissariat central de police (CCP) de Ouahigouya a lancé le samedi 7 février, sa campagne de sensibilisation sur la vente et la consommation de la drogue en milieu scolaire, a constaté l’AIB.
Dans le cadre de ses activités de sécurisation, le commissariat central de police de la ville de Ouahigouya a lancé une campagne de sensibilisation sur la vente et la consommation de la drogue en milieu scolaire sous le thème :<<consommation des stupéfiants en milieu scolaire, responsabilité des parents dans la lutte contre ce fléau.>>
C’est au lycée Yamwaya, le plus grand établissement public de la ville de Ouahigouya que le Commissaire Sori et ses collègues ont rencontré des parents et des éducateurs mobilisés pour leur donner des informations utiles. Le Commissaire a dépeint la situation alarmante des scolaires dans la consommation des stupéfiants dans la ville de Ouahigouya. Il a exposé leurs modes opératoires, les éventuelles conséquences et les solutions concrètes pour contrer ce fléau.
Dans son exposé, il ressort que des établissements de la ville abritent plusieurs sites de vente et de consommation des stupéfiants, notamment le lycée Yamwaya. Les types de drogues les plus consommées sont le cannabis, le tramadol surnommé le « missile », les alcools frelatés communément appelés « Kirou kirou » et les tabacs.
Il y a aussi la « chichia » qui est un nouveau moyen de consommation de la drogue, un appareil électronique chargeable parfois sous forme de stylo. A en croire le commissaire Sori, les élèves consommateurs en dissimulent dans les trousses de mathématiques, dans leurs sacs d’écolier. Même les filles sont impliquées.
Après avoir dévoilé quelques causes liées à la consommation par les élèves le communicant du jour a fait ressortir les conséquences du phénomène. L’équipe de la police estime que pour endiguer ce fléau, les parents doivent souvent fouiller les sacs ainsi que les chambres de leurs enfants à leurs absences à la recherche des indices ou des boules de stupéfiants.
Ils doivent en outre connaître l’emploi du temps de leurs rejetons, se rendre parfois dans leur établissement et participer aux activités des parents pour être au même niveau d’informations.
En rappel, la sensibilisation concernera 47 classes de plusieurs établissements avec plus de 3000 élèves touchés.
Agence d’information du Burkina
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