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Mouhoun/Développement de l’agriculture dans la commune de Tchériba : L’effondrement du mythe dans la culture du blé
Tchériba, 7 fév. 2026-Longtemps considérée comme une culture difficile et réservée à des régions spécifiques, la production du blé semble désormais accessible aux agriculteurs burkinabè et particulièrement à ceux de la commune de Tchériba. L’avènement du MPSR II a insufflé une nouvelle dynamique dans la production agricole et le développement de l’agriculture, portée par la conviction populaire que «tout est possible à celui qui croit». Constat à Tchériba.
A Tchériba, ce qui semblait jusque-là une utopie agricole commence à se concrétiser.
En effet, la culture du blé, longtemps perçue comme un défi insurmontable pour les producteurs locaux, se développe désormais grâce à l’initiative des producteurs et au soutien technique du chef de zone d’appui technique en agriculture, Issa Drabo.
Inspirés par la vision portée par les autorités, les producteurs expérimentent aujourd’hui avec succès une variété à cycle court, défiant les préjugés et ouvrant de nouvelles perspectives pour l’agriculture locale.
Cette ambition s’est concrétisée dans la commune de Tchériba à travers des champs expérimentaux mis en place par des producteurs indépendants.
Inspiré par les discours du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré et par les succès observés dans d’autres régions, M. Drabo a décidé de relever le défi dans sa zone d’intervention.
Convaincu auparavant que la culture du blé nécessitait d’importants moyens, notamment en irrigation par aspersion, comme l’avait illustré une expérience dans la province du Sourou, le chef de zone d’appui technique en agriculture de Tchériba a décidé de renverser ces préjugés.
Il a ainsi offert gratuitement des semences à des producteurs volontaires pour expérimenter cette culture à Tchériba.
La variété choisie, l’Achtar, présente un cycle de 80 jours. Les premières semences ont été mises en terre le 6 décembre 2025 à Tchériba, ainsi que dans les villages de Sao et Békéyou.
A la date du 6 février 2026, les résultats sont jugés très prometteurs. « La récolte est prévue dans deux semaines », confie M. Lacina Koté, producteur à Tchériba.
Des commentaires similaires émanent de Yédémayi Siabi, maraîcher à Sao, également engagé dans cette nouvelle expérimentation.
« La culture du blé semblait relever d’un mythe pour nous », reconnaît M. Drabo qui souligne que grâce à l’audace des nouvelles autorités, ce mythe est désormais brisé.
Malgré les défis qui subsistent pour les producteurs disposant de plus d’un hectare de terres cultivables, la motivation demeure forte. « Un forage ! C’est tout ce qui nous manque pour faire de Tchériba un pôle de production de référence », affirme le vieux Koté, père de Lacina.
De son côté, Siabi attend avec impatience le curage du barrage de Sao pour étendre sa production et démontrer la détermination des habitants de son village.
Ainsi, le défi lancé par les nouvelles autorités est fièrement relevé par les producteurs de Tchériba. Avec un accompagnement adapté et des ressources suffisantes, la commune pourrait devenir un exemple de réussite agricole, illustrant qu’au Burkina Faso, la volonté et l’innovation peuvent transformer le mythe en réalité.
Si les efforts des producteurs de Tchériba restent tributaires de moyens supplémentaires, tels que forages et curage de barrages, leur détermination illustre parfaitement l’impact des politiques de proximité et de l’accompagnement technique.
L’expérience locale démontre qu’au Burkina Faso, l’innovation, la volonté et un encadrement adapté peuvent transformer les défis agricoles en véritables opportunités de développement.
Agence d’information du Burkina
SLT/SB/HB/OO


