BURKINA-MOUHOUN-COUTUMES-TRADITIONS -CELEBRATION
Mouhoun/Journée des coutumes et traditions : Une célébration sous le signe de la paix et de la transmission des valeurs
Dédougou, 15 mai 2026 (AIB)-La chefferie coutumière, sous l’égide du chef de canton de Dédougou, Sa majesté Albert Lombo Dayo, a célébré le vendredi 15 mai 2026, la troisième édition de la journée des coutumes et traditions au palais du chef de canton, en présence des corps constitués de la région conduits par le gouverneur, ont communié autour d’un moment de recueillement, de valorisation culturelle et d’invocation pour la paix au Burkina Faso.
Dans la matinée dès 8h, les coutumiers ont reçu des instructions du chef de canton de Dédougou pour réaliser l’ensemble des sacrifices qui devraient être faits de façon très discrète, dans le quartier royal et dans certains sites sacrés de la ville.
Ils ont imploré les mânes des ancêtres, fait des bénédictions de paix, de prospérité, de santé et de cohésion pour le Burkina Faso.
A partir de 10h, la cérémonie officielle, empreinte de de solennité et de spiritualité, a été l’occasion pour les coutumiers de rendre hommage aux ancêtres et réaffirmé leur attachement aux valeurs culturelles héritées des générations passées.
Le chef de canton de Dédougou, a adressé ses vœux de bonne célébration à l’ensemble des participants, tout en implorant la protection divine et celle des mânes des ancêtres sur le Burkina Faso afin que la paix et la stabilité reviennent durablement dans le pays.
Il a exhorté les populations au respect mutuel et à la tolérance dans la diversité des croyances et des pratiques culturelles.
Le chef de canton, a formulé des prières pour une bonne saison hivernale afin que les producteurs agricoles bénéficient de conditions favorables pour les activités champêtres.
Avec son sabre en main et devant le public, l’autorité coutumière de Dédougou a fait des rites de protection et d’invocation à la protection, à la paix et à la cohésion des populations du pays.
Le gouverneur de la région de Bankui, Babo Pierre Bassinga, a souligné que la Journée des coutumes et traditions constitue un cadre de valorisation de l’identité culturelle et des valeurs endogènes.
Il a rappelé que les villages étaient autrefois des espaces privilégiés de transmission des savoirs ancestraux, avant que la colonisation n’affaiblisse certaines pratiques culturelles.
Le gouverneur, a invité les jeunes à renouer avec leurs langues et traditions, tout en prônant une complémentarité entre modernité et valeurs traditionnelles, notamment dans le domaine de la médecine.
Après les allocutions et les bénédictions, la cérémonie a pris une dimension hautement rituelle avec les sacrifices publics accomplis par le chef de canton.
Des poulets et des béliers ont été immolés afin d’implorer les ancêtres pour la paix, la sécurité et la prospérité du Burkina Faso.
Ces rites avaient également pour objectif de conjurer les difficultés auxquelles le pays est confronté et de favoriser un apaisement durable du climat social et sécuritaire.
L’un des temps forts de cette troisième édition a été la sortie du « Timbwéni », le tam-tam de guerre traditionnel. Autour de cet instrument symbolique, des sacrifices spécifiques ont été réalisés dans le cadre des prières formulées pour la protection des populations et le retour de la stabilité.
Des explications ont été données sur la portée spirituelle et sociale de cet acte qualifié de rare, destiné à renforcer la cohésion sociale et à préserver les communautés contre les menaces.
Au cours de cette journée, pleine de sens, les autorités coutumières ont réaffirmé leur attachement à la sauvegarde des valeurs ancestrales, à la transmission du patrimoine culturel et à la quête de paix pour l’ensemble du Burkina Faso.
Agence d’information du Burkina
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