Ouahigouya : le CERFI s’engage pour la coexistence pacifique de l’islam et les traditions
Ouahigouya, 4 mai 2026 (AIB)- Le Cercle d’études, de recherches et de formation islamique (CERFI) a organisé le dimanche 3 avril à Ouahigouya, une conférence régionale en vue de contribuer activement à un débat ouvert et bénéfique autour des relations entre pratiques religieuses et valeurs culturelles, a constaté sur place l’AIB.
À l’instar des autres régions, la coordination régionale du CERFI de Yaadga a organisé une conférence publique sous le thème » islam et traditions » dans la salle de conférence de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) de Ouahigouya.
Sous la présidence du gouverneur M. Thomas Yampa, le parrainage de sa Majesté Naaba Koom de Guiri Guiri député à l’ALP, l’autorité spirituelle du cheikh Youssouf Ouédraogo de Yangané, la conférence a enregistré la participation de plusieurs confessions religieuses et des autorités administratives.
Les intervenants à la conférence ont souligné la nécessité de privilégier ces genres d’échanges en ces moments où le vivre-ensemble est durement éprouvé.
Le coordonnateur régional Yaadga du CERFI Oumarou Tamboura a remercié tous ceux qui ont œuvré à l’effectivité de cette instance sans omettre ceux qui ont honoré l’évènement par leurs présences. Il a aussi imploré la clémence de Dieu pour les âmes des illustres disparus avant de livrer le message du président national du CERFI qui situe les raisons qui ont prévalu au choix de ce thème.
Le représentant du parrain, le député à l’ALP Youssouf Ouédraogo, a salué la vision du CERFI et signifié sa disponibilité à accompagner de telles initiatives, gage de cohésion sociale.
Le conseiller technique en charge de la jeunesse, Issouf Sawadogo prenant la parole au nom du gouverneur a salué l’initiative et a indiqué que c’est à travers ces genres d’activités que nous devenions les vrais acteurs de la cohésion sociale et du vivre-ensemble tant prôner par les premières autorités de notre pays.
Le conférencier du jour, Lassané Sakandé, Imam au CERFI et à l’AEEMB, a capté l’attention de l’auditoire à travers la maîtrise du thème du jour. Pour lui, l’islam n’a pas pour mission de combattre les cultures et les traditions, il est venu entériner les bonnes mœurs et émettre des réserves sur toutes les pratiques qui portent atteinte à la dignité, à l’honneur, à la liberté et surtout à l’unicité de Dieu qui est le fondement de la foi islamique.
Il soutient que tout être humain doit faire preuve de pardon, de tolérance, de solidarité et de compassion au quotidien, afin de consolider la cohésion sociale dans notre environnement.
Des préoccupations ont été posées par les participants et ont trouvé satisfaction.
Pétris de valeurs cardinales de cohésion sociale, de tolérance et de vivre-ensemble, les participants ont pris la ferme résolution de mettre en pratique les valeurs de l’islam dans leur quotidien pour que le Burkina Faso retrouve sa stabilité.
Agence d’information du Burkina.
ab/pn/as/ata


