Résolution de l’UE pour la libération de l’ex-président du Niger, Mohamed Bazoum : de quoi se mêle l’UE ?
(Analyse)
Ouagadougou, 14 mars 2026 (AIB)-Le 12 mars 2026, le Parlement de l’Union européenne (UE) s’est ingéré dans les affaires intérieures de la République du Niger en adoptant une résolution exigeant la libération immédiate et inconditionnelle de l’ex-président du Niger, Mohamed Bazoum, et de son épouse, ainsi que l’organisation d’élections. De quoi se mêle ce conglomérat incapable de gérer ses propres problèmes ?
Cette ingérence manifeste dans les affaires internes du Niger constitue un affront à la souveraineté nationale et révèle l’hypocrisie de l’UE.
Ironie du sort, ces parlementaires européens qui se permettent de dicter au Niger comment organiser sa démocratie viennent d’une institution incapable de donner le bon exemple à ses propres citoyens.
Pendant que l’UE débat et adopte des résolutions moralisatrices, ses propres problèmes explosent : crises économiques, crise énergétique, inflation galopante, tensions géopolitiques, crise migratoire, fragmentation politique interne et gouvernements fragiles.
Elle prétend alors imposer sa vision de la démocratie alors qu’elle n’a pas encore résolu les nombreux problèmes de ses propres États membres.
Il est donc légitime de s’interroger : comment un bloc incapable de régler ses propres affaires peut-il prétendre enseigner la démocratie aux autres ?
L’ingérence de l’UE dans les affaires du Niger apparaît moins comme une défense des droits humains que comme un exercice d’arrogance mal intentionné.
Les autorités nigériennes ont d’ailleurs réagi immédiatement à cette attitude paternaliste et condescendante en convoquant, le même jour, 12 mars 2026, la chargée d’affaires par intérim de la délégation de l’Union européenne au Niger, Nicoletta Avella, afin de lui notifier l’indignation du gouvernement nigérien à la suite de l’adoption de cette résolution.
Dans la lettre de notification remise à la diplomate européenne par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, le gouvernement nigérien a fermement condamné l’ingérence de l’UE dans les affaires intérieures du Niger.
Le gouvernement nigérien a également dénoncé cette attitude paternaliste et condescendante de l’UE, tout en exprimant sa détermination à n’accepter aucune injonction, d’où qu’elle vienne.
Les Nigériens savent mieux que quiconque ce qui est nécessaire pour leur pays et ne se laisseront pas dicter leurs décisions par une institution étrangère déconnectée de la réalité du terrain.
Le Niger demeure ferme : son indépendance et sa souveraineté ne sont pas négociables. Les pressions extérieures ne pourront que consolider l’unité nationale et rappeler que la véritable légitimité appartient au peuple nigérien, et à lui seul.
Le Niger, ainsi que les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Burkina Faso et le Mali, restent déterminés à défendre leur souveraineté. Toute ingérence étrangère, sous couvert de démocratie ou de droits humains, ne fera que renforcer la résistance patriotique et la cohésion nationale.
Agence d’Information du Burkina
BAK/ata


